Éternelles faïences (Ouest-France).

La faïence de Quimper fait la une du quotidien Ouest-France, dans les rubriques de ventes aux enchères dans l’Ouest et en Bretagne.


À Brest, l’Âme bretonne se transmet aux enchères, ce dimanche

Seizième édition, dimanche 21 juillet à Brest (Finistère), de la vente aux enchères nommée l’Âme bretonne, à la fois prestigieuse et abordable, prisée des musées et collectionneurs. Tableaux, faïences, costumes… Un beau mélange de styles et d’époques.

Anie Mouroux
La vente aux enchères l’Âme bretonne aligne, parmi une foule de petits sujets amusants, de tampons à beurre ou de cuillères de baptêmes, des pièces très rares. Comme cette « Grande sainte Anne des Bretons » d’Anie Mouroux, estimée en 2500 et 3 500 €.

« L’Âme bretonne, vente aux enchères à l’aura particulière, s’adresse aux collectionneurs et aux amoureux de la Bretagne à travers le monde », commente le commissaire-priseur brestois Yves Cosquéric. Tout y est mélangé : époques, styles, prix (à partir de 20 €) et « tout le saint-frusquin ! » À la fois prestigieuse et abordable, cette 16e vente, qui se déroulera à Brest (Finistère), dimanche 21 juillet, aligne des pièces très rares, estimées par des experts fidèles, Didier Gouin, spécialiste des faïences et Alain Le Berre, spécialiste d’art populaire et de costumes.

Parmi les aquarelles de Jean-Julien Lemordant, peintre, aveugle de guerre, des célèbres fresques de l’hôtel de l’Épée à Quimper, un Couple du Morbihan dansant (1 500 €) peut être rapproché du plafond du théâtre de Rennes. Le Pêcheur au filet, dessin au crayon de Mathurin Meheut, fabuleux artiste aux multiples talents, est, lui, mis à prix à 200 €.

Sainte Anne et la vierge enfant

D’une force intemporelle, La vieille fille des monts d’Arrée, gravure en bois de René Quillivic, représente une jeune femme à sa fenêtre (200 €). Signée Jorg Robin (1904-1928), artiste Seiz Breur, le mouvement du renouveau artistique breton, une paludière en grès émaillé, de la célèbre manufacture HB, est estimée entre 3000 et 4 000 € : « Si elle est numérotée 20/200, indique Yves Cosquéric, les 200 exemplaires ne seront jamais atteints, la production se faisant à la commande. »

Des meubles valent le détour. Très connu à Brest, où ses extraordinaires dioramas sont exposés à la tour Tanguy, le peintre de marine Jim Sévellec a conçu un meuble d’alcôve en chêne, sculpté d’une scène du pardon de Sainte-Anne-La-Palud (800 €). Un joli petit buffet à la « patine rouge sang de beauf », typique des marais salants de Guérande, provient de la succession de l’artiste Jean Fréour (500 €). Une autre curiosité arrive de la maison du célèbre sculpteur de Batz-sur-Mer : sous son globe d’origine, un travail de paludier en coquillages forme un bouquet de fleurs (300 €).

La plus remarquable des faïences reste la Grande sainte Anne des Bretons, d’Anie Mouroux (1887-1978) qui fut la première artiste féminine à remporter le Prix de Rome. Issue de sa collaboration avec la manufacture Henriot, elle représente sainte Anne et la vierge à l’enfant. À leurs pieds, cinq couples agenouillés, portant toute une variété de costumes, symbolisent les cinq évêchés bretons.

Dimanche 21 juillet, ventes à 11 h et 14 h 15, Adjug’art 13, rue Traverse, Brest. Expos : vendredi de 16 h à 20 h, samedi 20 de 15 h à 19 h, dimanche de 9 h 15 à 10 h. Catalogue sur www.adjugart.fr, enchères en live sur www.interencheres-live.com.

Publié le 20/07/2019 par Frédérique GUIZIOU – Ouest-France ©


éternelles faïences

Publié le 20/07/2019 par Christophe PENOT – Ouest-France ©

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